Pékin, 29 mai (AVI) - La Chine enverra lundi un charter pour évacuer ses citoyens du Timor oriental (Timor Leste) en proie à la violence. "La situation au Timor oriental se détériorant et des personnes ayant été tuées ou blessées, le gouvernement chinois enverra lundi un charter pour évacuer ses citoyens," selon une déclaration publiée dimanche par le Ministère chinois des Affaires étrangères. Quelque 500 citoyens chinois vivent actuellement au Timor oriental et nombre d'entre eux sont déjà partis, selon le ministère chinois. Les violences ont éclatées au Timor oriental fin avril, après que le gouvernement ait décidé de réduire de moitié les effectifs de l'armée, qui protestaient contre les conditions de vie terribles, en provoquant de graves désordres. L a situation s'y est déteriorée à partir de jeudi où au moins neuf personnes ont été tuées et 27 autres blessées. Samedi, quelque 200 ressortissants chinois ont demandé refuge à l'ambassade de Chine où des tentes, des aliments, de l'eau, des médicaments et d'autres articles de première nécessité leur ont été fournis. L e président est-timorais Xanana Gusmao a ajourné sa visite en Chine qui avait été prévue du 29 mai au 3 juin, en raison de ces troubles. Les Philippines et certains autres pays ont également commencé à évacuer leurs ressortissants du Timor oriental. L'Union européenne (UE) a fait part de son inquiétude de la situation de pire en pire au Timor oriental, appelant toutes les parties à faire preuve de retenue. Selon le communiqué du gouvernement autrichien, président de l'UE, a appelé les parties concernées au Timor oriental à contribuer au rétablissement de la paix et de l'ordre. L'EU a applaudi à l'engagement du Portugal, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et de la Malaise d'y envoyer leurs forces armées et au plan du Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, d'y dépêcher un envoyé spécial. Des centaines de soldats australiens sont arrivés en renfort dimanche dans la capitale du Timor oriental, Dili, pour rétablir l'ordre dans la ville livrée depuis samedi à des violences. Au total, quelque 2.250 militaires australiens, néo-zélandais et malaisiens sont désormais positionnés, selon le général Mick Slater de la Force de défense australienne (ADF). - AVI
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