Hanoi, 21 juin (AVI) - De l'Amérique à l'Asie en passant par l'Europe et l'Afrique, la progression de l'épidémie de grippe aviaire s'est ralentie à l'échelle mondiale mais le danger qu'il plane sur plusieurs pays suscite toujours des craintes de contamination et des mises en garde.
Le Département américain à l'agriculture a élaboré une stratégie majeure de suivi de l'épizootie et prévoit d'établir le 31 juin un système de tests de grippe aviaire sur les cheptels avicoles dans l'ensemble du pays.
La souche asiatique du virus de grippe aviaire H5N1 avait tué 128 personnes dans le monde au 6 juin, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève.
En Europe, des tests préliminaires effectués vendredi sur une jeune oie, trouvée morte dans un petit élevage de la province canadienne de l'Ile-du-Prince-Edouard, avaient décelé la présence du virus H5 et des examens supplémentaires avaient été effectués pour déterminer la nature de sa souche et son éventuelle virulence.
Mais ce virus de la grippe aviaire n'est pas d'une catégorie hautement pathogène, présentant un risque pour la santé humaine, a indiqué mardi l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) à Winnipeg (centre).
Le Canada accordera près de 20 millions de dollars (18 millions USD) en aide supplémentaire à l'Indonésie, victime d'un récent séisme meurtrier et de la grippe aviaire, a indiqué lundi la ministre de la Coopération internationale, Josée Verner.
La grippe aviaire a tué une 39e personne en Indonésie, selon des tests de l'OMS confirmés mardi par un responsable sanitaire. La dernière victime est un adolescent de 14 ans. Il avait été admis le 14 juin dans un hôpital de Jakarta où il était mort le même jour.
Des experts réunis lundi à Jakarta ont insisté sur la nécessité pour le gouvernement indonésien d'abattre des millions de poulets partout dans l'archipel, alors que le virus H5N1 s'est propagé dans une majorité des provinces. Mardi à New Delhi, l'Inde et le Pakistan se sont réunis sur les mesures conjointes destinées à contrôler et à faire parade au fléau.
En Zambie, les autorités locales ont lancé une enquête pour déterminer si le virus de la grippe aviaire était à l'origine de la mort suspecte de plus de 40 oiseaux sauvages dans le sud du pays, selon un communiqué officiel publié mardi.
Les carcasses ont été découvertes ces deux derniers jours à Livingstone, a indiqué Jack Shoko, vétérinaire en chef de cette ville touristique située à une dizaine de kilomètres des chutes Victoria, sur le Zambèze. Aucun cas de grippe aviaire n'a jusqu'à présent été recensé dans le pays.
Des foyers du virus ont été déclarés depuis février dans huit pays africains (Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire, Djibouti, Egypte, Niger, Nigeria et Soudan). Des cas humains ont pour l'instant été signalés en Egypte et à Djibouti. - AVI
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