Hanoi, 4 août (AVI) - Le programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a lancé un appel aux organisations internationales afin de collecter 10 millions de dollars en faveur du Vietnam pour l'assister dans la détoxication des zones particulièrement touchées par la dioxine contenue dans le défoliant dit "agent orange" largué pendant la guerre.
M. Tran Xuan Thu, vice-président et secrétaire général de l'Association des victimes de l'agent orange/dioxine du Vietnam, a fait savoir lors d'une conférence de presse donnée vendredi à Hanoi, à l'occasion de la Journée nationale des victimes de l'agent orange du Vietnam (10 août) que certaines organisations américaines et suédoises participaient à ce programme du PNUD. Ces "points chauds" de la dioxine sont d'anciennes bases militaires de l'Armée américaine pendant la guerre au Vietnam. Il s'agit de l'aéroport de Da Nang (ville de Da Nang), de celui de Phu Cat (province de Binh Dinh) et de celui de Bien Hoa (province de Dong Nai). a-t-il ajouté.
Les scientifiques vietnamiens ont également achevé un projet de détoxication de ces "lieux chauds", lequel sera mis en oeuvre vers la fin de cette année, avec un financement par l'Etat.
Selon M. Thu, plusieurs scientifiques allemands, français, japonais, néerlandais, canadiens et russes ont analysé la dioxine extraite des échantillons prélevés dans des zones au sud du Vietnam. Ils sont en mesure d'affirmer que la teneur en dioxine y est la plus élevée au monde.
Avec les années et le climat tropical, les concentrations en dioxine se sont beaucoup réduites, jusqu'à complète disparition. Cependant, dans d'anciennes bases de l'Armée américaine, la dioxine demeure à un taux très important. Ainsi, les aéroports de Bien Hoa, Da Nang et Phu Cat, où le taux de dioxine s'élève à des centaines de milliers de ppt (parties par trillion). - AVI
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