Séoul, 17 août 2006 (AFP) - Mercredi, un jour après la visite du Premier ministre japonais au sanctuaire de Yasukuni, le haut secrétaire du Président de la République de Corée, Seo Joo Seok, a déclaré que son pays s'abstiendrait de rencontrer au sommet le Japon si le futur chef du gouvernement japonais se rendait égalemement en ce lieu.
Selon diverses sources, le gouvernement japonais a proposé l'organisation de rencontres avec les dirigeants de la Chine et de la République de Corée en marge des Sommets comme le Sommet d'Asie-Europe (ASEM) en septembre prochain, et celui de l'APEC 2006 (Forum de coopération économique d'Asie-Pacifique) en novembre prochain au Vietnam.
La visite au sanctuaire du Yasukuni à Tokyo du Premier ministre japonais, Junichiro Koizumi, dans la matinée de mardi, a entraîné de graves critiques des partis d'opposition du Japon ainsi que des protestations des pays voisins, la Chine et la République de Corée. En signe de protestation, Pékin et Séoul ont convoqué les ambassadeurs du Japon en poste dans les deux capitales
La visite, critiquée par le ministre des Finances Tanigaki, a été quand même soutenue par deux autres candidats au poste de Premier ministre, Shinzo Abe, chef du bureau gouvernemental, et Aso, ministre des Affaires étrangères, qui l'ont qualifiée de "personnelle".
D'ailleurs, le ministre japonais de l'Agriculture, Shoichi Nakagawa, et le chef du comité national de la sécurité publique, Tetsuo Kutsukake, y ont également fait une visite. Un groupe de 56 autres officiels dont trois vice-ministres, trois secrétaires de l'Assemblée nationale et des députés du Parti libéral démocrate (LDP) et du Parti démocrate japonais (DPJ) se sont aussi rendus à ce site.
Le sanctuaire, un haut lieu du nationalisme nippon où sont honorés les Japonais morts pour la patrie, parmi lesquels 14 criminels de guerre condamnés par les Alliés après 1945. - AVI
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