Hanoi, 19 août (AVI) - Lors de la clôture de la 16e conférence mondiale sur le sida samedi à Toronto (Canada), les délégués ont appelé à accentuer de toute urgence les programmes de prévention partout dans le monde, les progrès dans l'accès aux traitements restant à eux seuls insuffisants pour combattre l'épidémie.
Plus de 20.000 spécialistes du sida se sont rassemblés à Toronto pour un conseil planétaire qui tirent les leçons d'un quart de siècle de lutte contre l'épidémie et exhorter les donateurs à accroître et pérenniser les financements.
La 16e conférence internationale sur le sida s'ouvre sur un bilan plutôt positif: la mobilisation contre le syndrome immunodéficitaire acquis (sida) a permis de stabiliser l'épidémie, qui a fait plus de 25 millions de morts en un quart de siècle. Mais cette tendance mondiale dissimule des disparités géographiques importantes et des comportements discriminatoires qui favorisent la propagation du sida dans des groupes vulnérables, femmes, homosexuels, professionnels du sexe ou consommateurs de drogues injectables, réfugiés et prisonniers.
S'agissant des efforts de lutte contre cette épidémie, l'envoyé spécial de l'Onu pour le sida en Afrique Stephen Lewis a accusé, vendredi dans son discours de clôture, les pays riches du G8 de "trahir le Sud" en ne tenant pas leurs promesses de financement.
Fin 2005, quelque 38,6 millions de personnes dans le monde vivaient avec le virus VIH (séropositifs et malades déclarés), soit une proportion de la population stable depuis 2001, selon l'Onusida, l'agence de l'Onu qui coordonne la lutte contre la maladie. Mais l'année dernière, 4,1 millions d'êtres humains ont encore contracté le virus, même si le rythme de contaminations nouvelles semble avoir atteint un plateau. - AVI
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