Hanoi, 13 mai (AVI) - Le Bureau du Comité national de pilotage du réglement des conséquences des produits toxiques utilisés par les Etats-Unis pendant la guerre américaine au Vietnam a annoncé que la teneur en dioxine dans le sang, les tissus adipeux ou le lait des victimes de l'agent orange/dioxine était remarquablement élevée, surtout parmi la population des régions lourdement frappées par ce produit toxique.
Les études des scientifiques vietnamiens et japonais menées sur 47.000 anciens combattants exposés ou non à l'agent orange/dioxine ont montré que les maladies reconnues liées à la dioxine par l'Académie américaine de Médecine se trouvaient chez la plupart des victimes vietnamiennes. Les sous-produits extrêmement toxiques : le 2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-para-dioxine (TCDD) et le 1,2,3,7,8 petachlorodibenzo-para-dioxine (PeCDD) représentent avec de forte teneur en dioxine. Ce qui affirme que les traces de dioxine découverts chez les victimes vietnamiennes sont à l'origine de l'agent orange/dioxine utilisé par les Etats-Unis pendant la guerre.
En outre, le taux de complications des accouchements, de malformations congénitales et autres maladies trouvées chez les victimes de l'agent orange/dioxine, est plus élevé que la normale. Le quotient intellectuel (QI) des enfants de 6 à 9 ans vivant dans les zones contaminées par la dioxine sont inférieur à ceux des autres localités. En particulier, le taux de maladies chez les victimes vietnamiennes est bien plus important que celui chez les anciens combattants américains, néo-zélandais, sud-coréens, etc, c'est à dire les victimes vietnamiens étaient exposées à une teneur en dioxine plus importante et pour une durée plus longue.
Par ailleurs, les scientifiques vietnamiens ont trouvé des changements génétiques chez les personnes exposées, lesquelles entrâinent même des cancers. - AVI
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