Hanoi, 4 juillet (AVI) - Le planning familial est une mesure centrale dans la stratégie du développement de la population du Vietnam pour améliorer la santé publique et assurer le droit d'égalité des femmes, a affirmé le vice-ministre de la Santé, Nguyên Ba Thuy.
Lors d'un point de presse tenu vendredi à Hanoi à l'occasion de la Journée mondiale de la population (11 juillet) dont le thème annuel est le planning familial, le responsable du ministère de la Santé a souligné la détermination du Vietnam dans l'application de cette mesure.
Le responsable vietnamien a précisé les difficultés actuelles du travail du planning familial au Vietnam. La population vietnamienne a tendance de s'accroître rapidement en raison d'un taux faible de l'utilisation des moyens contraceptifs par les femmes.
Rien qu'au premier trimestre de 2008, le nombre des nouveau-nés a augmenté de 7,2 % par rapport à la même période de l'année passée (de plus de 18.000 nouveau-nés).
Le pays doit faire face actuellement à un grand défi : un écart assez important du taux des sexes (110 garçons contre 100 filles). Selon un rapport du ministère de la Santé, le Vietnam se classe 13 e du monde en terme d'envergure de la population et 108 e des 117 pays en terme de qualité.
Selon Nguyên Ba Thuy, le Vietnam devra renforcer la propagation et perfectionner des régimes et des politiques relatives au planning familial, former un contingent d'agents du planning familial, notamment pour les régions reculées ou en difficulté et celles ayant un taux de natalité élevé.
Pour améliorer la qualité de la population, selon Mme Urmila Shingh, représentante en chef adjointe du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) au Vietnam, le pays devrait se focaliser sur le planning familial avec l'accent mis sur la fourniture et la propagation sur des moyens contraceptifs et la lutte contre les complications de la grossesse et de l'accouchement.
Le gouvernement vietnamien devrait mobiliser et appeler de l'aide financière internationale pour la mise en oeuvre efficace de son travail de planning familial, a-t-elle ajouté.
A présent, 85 % des dépenses pour ce travail proviennent des aides internationales. Pour la période 2006-2015, le pays nécessitera 132 millions de dollars. - AVI