Hanoi, 10 mai (AVI) - Le gouvernement vietnamien améliore l'environnement d'investissement dans la sylviculture, sans oublier d'encourager l'investissement non étatique, notamment dans le reboisement, la production et le traitement des produits sylvicoles pour la période 2006-2020, a affirmé Hua Duc Nhi, vice-ministre de l'Agriculture et du Développement rural.
Lors d'un forum d'investissement consacré à la sylviculture intitulé "Opportunités et défis", organisé mercredi à Hanoi, lr vice-ministre a déclaré que dans la période 2006-2020, le gouvernement considère la sylviculture comme un pilier (environnement) à côté deux autres, économie et société, pour le développement du pays.
Dans ce sens, le gouvernement a élaboré les lois afin de donner des orientations pour le développement économique sur tous les plans, dont le développement sylvicole. Le ministère du Plan et de l'Investissement a soumis au Premier ministre une politique d'assistance particulière pour encourager tous les secteurs économiques à investir dans le développement sylvicole.
Selon la stratégie nationale de développement sylvicole pour la période 2006-2010, les entreprises privées du pays et de l'étranger peuvent investir pour exploiter jusqu'à 75% de la superficie de forêt de production, 30% de forêt de protection et à 15% de forêt à usage spécial. Cette stratégie reconnaît que le secteur non étatique, notamment les entreprises étrangères et privées, joue un rôle important. Il est d'ailleurs encouragé à investir dans le développement de l'industrie de transformation des produits agricoles.
Selon le docteur Nguyen Ba Ngai, chef adjoint du Département sylvicole, ces dernières années, le traitement du bois et le reboisement attirent des investisseurs, notamment étrangers. Concernant le traitement, on comptait à fin de l'année dernière 420 projets d'investissement étranger, avec un budget total de 1,3 milliard de dollars, la plupart se concentrent dans la fabrication des articles à partir de bois importé.
Le Vietnam a des avantages en terme de coût de la forestation et de haute demande en matières premières pour la transformation. Plusieurs entreprises tentent leurs investissements tandis que d'autres commencent déjà leurs placements dans la plantation des arbres de courte durée pour la fourniture de matières premières. La doute principale des investisseurs réside dans la gestion de terre forestière au Vietnam.
Il reste à présent au Vietnam quelque 6,16 millions d'hectares disponibles pour le reboisement. Cependant la plupart des terrains, moins fertiles, accidentés, dispersés et situés dans les régions reculées, sont moins attirants pour les investisseurs.
Lors de cette rencontre, le docteur Marko Katila, conseiller en économie auprès du ministère finlandais des Affaires Etrangères, a aussi estimé qu'avec la croissance annuelle du PIB de 6-8% et une population de 100 millions d'habitants en 2020, la consommation des produits sylvicoles s'accroîtra, de 6 % à 11 % selon les prévisions, offrant de belles opportunités aux investisseurs.
Le pays recense environ 12,61 millions d'hectares de forêts, dont 94% de forêts naturelles et 6% de forêts reboisées, permettant éventuellement l'exploitation de 813 millions de mètres cubes de bois, et 8,5 milliards de pieds de bambou. - AVI